Mya, arrètes de penser comme un vampire, tu deviens presque flippante...
Les temps ont changé, saviez vous ? Alors que le cor ne retentit plus dans les hautes pleines glacées, un soleil nouveau brille et fait surface une nouvelle terre. Les temps ont changé et les débris de cette lointaine époque se voient exposées, au grès des tendances, dans ces édifices si peu aptes à recevoir les reliques sacrés des anciennes croyances... un monde bâti sur des blasphèmes. Les valeurs ont changé ; et les hommes si pieux sont devenus fervent défenseur du pouvoir et de la fourberie qu'il entraine. Comme une société divisée en secteurs, marquées d'hommes semblables et où si peu l'ont comprit. Un monde où la marginalité n'a plus de sens ; où choquer rime avec toutes les tendances. Nul n'est original car son originalité est sans valeur. Reproduite, déjà vue, pareille à tant d'autres... L'apparence, plus que la vie, n'a plus de prix. Et pourvu que l'on croit un homme perdu, il le sera. Et que l'on soit déplacé, ou un tant soit peu révolté, le monde nous engloutit dans sa trame sordide.
Le besoin d'évasion gagne beaucoup de pion ; l'échiquier de la vie détruit un a un ses joueurs. La drogue et l'alcool se sont accroit avec le temps, et les suicides se multiplient. Les médias sont souverain absolu. La lecture, la comédie perdent leurs pouvoirs, et tous se noient dans un flot d'ignorance.
( ... )
Les temps ont changé. Nous ne vivons plus drapés de noir, ni à l'abri du soleil. Nos atouts ont évolué et il nous reste si peu de faiblesses. Les aléas du temps ont forgé notre évolution. Mais cette ancienne race, relique, au même titre que les momies et leurs trésors antiques, s'est faite oubliée ; dégoutée par cette saveur nouvelle qu'a prit le sang. Pourri d'amphétamines, de drogue et du gout mesquin de la barbarie déguisée en bonté.